donnez une espérance de vie à un enfant, 1euro donné ici = 1euro reç au Bénin

Le père Christian

Maximilien vous souhaite une bonne année 2008 et vous remercie pour votre soutien

Lettre des voeux du père Christian pour 2008

Davougon, Bénin, décembre 2007

Chers amis,

L'année passée, à la même période, je vous parlai des gouttes d'eau qui tombent une à une pour changer le désert stérile en une terre fertile. Ces gouttes bienfaisantes, constituées de votre soutien, continuent de tomber dans nos deux centres de Davougon et Zagnanado comme dans un jardin et les fleurs continuent régulièrement de fleurir malgré le sol aride. Nous voulonsen cette fin d'année, qui est également le 20 ième anniversaire de notre présence ici, vous direavec Maximilien, l'enfant de la photo, un grand et joyeux MERCI. Notre lettre, pour la nouvelle année, retient deux idées, l'une NOTRE RECONNAISSANCE pour votre fidèle soutien et l'autre NOTRE REVEpour nos frères béninois.

Reconnaissance, enversvous, que nous partageons avec nos frères malades, pauvres et souffrants. Grâce à vous, la vieille léproserie vétuste que nous avonsdécouverte à notre arrivée,il y a20 ans, est devenue un vaste Centre de Santé. Nous y accueillons, soignons et éduquonsles malades les plus pauvres, les lépreux, les burulis, les maladesdu VIH/SIDA et les enfants handicapés dont la vie se trouvait déjà grandement hypothéquée. Lorsque les malades franchissent la porte du Centre de Davougon, avec toute leur fortune portée sur la tête, ils retrouvent sourire et espoir dans la vie grâce à votre solidarité.

Grâce à votre générosité, nous avons procuréen 20 ans à plusieurs milliers de malades un vrai bonheur. Ce bonheur qui est essentiel pour l'Homme. Nous ne pouvons pas énumérer dans cette lettre toutes les réalisations rendues possibles grâce à votre soutien spirituel et matériel. Toutes nos actions, ici,sontmarquées par le respect du malade, de son intégrité et de ses propres convictions. Lorsque nous revoyons d'anciens maladesque nous avons soignés et guéris, nous avons une pensée pour vous. Sans connaître nos amis béninois qui ne parlent pas la même langue maternelle, vous avez eu ce geste qui sauve et qui donne de l'espoir : vous nous avez permis de les secourir et de les soigner et vous leur avez permis de relever la tête et d'élever dignement leurs familles.

Reconnaissance également, lorsque nous pensons à ces centaines d'enfants et de jeunes que nous avons remis debout pour aller à l'école ou pour apprendre un métier. Parmi tous les jeunes soutenus, j'ai une pensée pour Cyriaque, mon irremplaçableadjoint au Centre à Davougon. Je l'aicroisé la première fois en arrivant à Davougon, il y a 20 ans, et ai donné à sa maman les 10 000F.C.F.A. (15 euros) qui manquaient pour qu'il puisse accéder à la classe de6 eme. C'est lui qui a souhaité que cette vingtième lettre de fin d'année évoque la RECONNAISSANCEet le REVE. Comme lui, d'autres enfants et jeunes continuent à se présenter à nous et ne demandent qu'à être instruits et aguerris pour affronter les nouveaux défis de leur génération. Nous avons envie de les aider à développer les talents qui sommeillent en eux. Chaque année 250 enfants sont parrainés par l'association, ils reçoivent une formation concrète et représentent la flamme qui brûlera demain sur ce continent africain.

Nous rêvons à la bonne manière pour faire s'envoler l'Afrique et espérons queces jeunes seront porteurs de cet idéal de justice et de progrès auquel nous croyons fermementet que nous partageons,ici, depuis 20 ans avec d'autres religieux « Serviteurs des Malades », des coopérants français et des béninois.

Nous rêvons de pouvoir continuer à soigner les 900 malades pauvres qui viennentchaque semaine au dispensaire ou au centre anti-buruli et souvent en dernier recours.Nous rêvons de les emmener, comme en montgolfière, au-dessus de leur milieu de vie, au-dessus de leur village, pour y voir d'en haut les beaux paysages et une nouvelle vie malgréla souffrance et la maladie.

Nous rêvons de consolider les liens qui unissent nos deux continents pour une meilleure prise en charge de notre destin commun, afin de ne plus laisser les jeunes africains venirse noyer devant les îles Canaries ou le long des côtes italiennes!

Dans nos deux centres de Davougon etde Zagnanado, régulièrement notre Rêve devient Réalité. Chaque fois qu'un malade est guéri, qu'un enfant abandonné est éduqué, qu'un malade du VIH/SIDA en phase terminale est accompagné, qu'un homme vivantavec moins de 1 euro par jour sourit de nouveau à la vie, c'est une victoire. A Davougon et Zagnanado, c'est un combat quotidienet permanent pour la Vie, pour redonner la Vie chaque fois qu'elle est menacée par la souffrance,la maladie, l'ignorance, l'égoïsme ou la cupidité d'autres hommes. C'est l'espérance d'un monde nouveau à construire ensemble.

A chacun de vous, nous disons notre profonde reconnaissance de la part de ces enfants et de ces malades que vous avez aidé et nous voulons nourrir, avec vous, les mêmes rêves pour la nouvelle année 2008 qui s'annonce. Qu'elle vous apporte tout le bonheur dont vous avez besoin

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Avec mes amitiés.Père Christian Steunou

 

Lettre du Père Christian (pdf)