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Les Lèpres vécus au quotidien
Le « vi do megom » : la coutume du placement des enfants comme domestique,anciennement synonyme de scolarisation durant la journée, s'apparente de plus en plus à l'exploitation d'une main d'oeuvre docile.
Au Bénin, un vaste trafic d'enfants
Des rapports alarmistes parlent de trafic d'enfants au Bénin. Comment expliquer ce phénomène?
Une tradition béninoise bien ancrée consiste à placer les filles et certains garçons comme domestiques en ville en contrepartie d'une promesse de scolarisation ou d'un apprentissage. Ce phénomène est accentué par la pauvreté des familles qui voient là un moyen relativement "simple" de faire rentrer de l'argent.
Parfois, les parents naïfs sont trompés par « le lointain ami de la famille» qui annonce un apprentissage en contre partie d'un travail domestique, mais qui est également le rabatteur pour des employeurs sans scrupules. Les enfants se retrouvent alors confrontés à des situations diverses allant d'employés de maison bien traités, aux fillettes non scolarisées, exploitées et quelque fois victimes d'abus sexuels, jusque des travaux journaliers de 10 à 12 heures dans les grandes fermes de coton du Nigéria ou de cacao de Cotes d'Ivoire..
L'UNICEF annonce, avec l'accélération de la paupérisation, un chiffre de 40 % d'enfants de 5 à 14 ans au travail en Afrique !!!.
Le Centre de Formation de Davougon permet chaque année à 250 enfants d'avoir de vraies perspectives de vie:
- soit le Centre leur verse une bourse d'études comprenant le repas du midi, les frais de scolarité et les fournitures scolaires (150 jeunes),
- soit ils rejoignent le Centre de formation de Davougon (100 filles).